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Résumé de la conférence sur la PIF qui a eu lieu à l'école vétérinaire de Toulouse
en partenariat avec l'AFVAC, le GEMEF et la SFF,
source du fascicule donné ainsi qu'aux notes de L'éleveuse de chartreux : Florence Richard.

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ATOUT-CHAT

Notre Club et notre race à l'honneur.(p 48, et 51).

 

 

 

 

Texte d'un éleveur passionné: Jean-Louis Compère nous parle du Bengal:

Essai hypothétique sur les origines d'une supposée socialité "particulière" au Bengal...

(...où il sera question de Jean Mill, d'une Maison Bleue adossée à la colline de Maxime Leforestier et surtout du croustillant

Livre de la Jungle de Rudyard Kipling...)

Si les chats ne font pas exception à la règle générale féline, c'est-à-dire ne sont pas des sujets particulièrement sociaux, on ne peut pour autant prétendre qu'ils soient franchement asociaux...

Et la nuance est de taille: les communautés "urbaines" (chats des villes!) et "campagnardes" (chats des champs!) de chats de ferme ou de chats harets sont là pour en témoigner.

Mais en ce qui nous concerne , laissons-là l'impasse ou le cimetière, la cour de ferme ou le bocage, et revenons-en à notre sujet d'élection et d'intérêt : le Bengal...

D'autres éleveurs et nous mêmes, sans nous bombarder "Doctors in Ethology", avons pu constater une propension certaine du Bengal à la communauté, que celle-ci soit intra ou pluri-raciale, voire pluri-spécifique:

Le Bengal n'hésite pas en effet à rechercher la compagnie de ses semblables ou celle d'autres animaux familiers comme le chien, par exemple (celui du poisson rouge...par expérience personnelle, n'en étant pas un bon!)

L'on peut même avancer sans prendre trop de risques, que cette compagnie recherchée entretient et participe à son bien-être dans une large mesure, sans pour autant influencer ou nuire à l'appréciation qu'il a de la nôtre...

Ces éleveurs, dont nous sommes, ayant souvent dans le passé élevé ou cotoyé d'autres races de chats, ne peuvent donc tous être uniquement taxés de doux rêveurs-passionnés-illuminés-subjectifs genre:

"Les Bengals sont plus "beat" que n'importe quelle autre race de chat (dixit : surtout ceux d'entre-eux élevés aux fumigations illicites (!) de leurs mentors...), d'ailleurs les miens partent chaque année en colonie dans une "trop trop cool" Maison Bleue du côté de San Francisco et hippies plus partout à leur retour... ce qui n'est pas grave nul!"

Bon...d'accord... restons sérieux...

...Nous sommes donc quelques-uns, disais-je, à supputer que le Bengal soit plutôt (pas le chien !) un chat "grégaire" voire "communautaire" en regard des autres races de chats...et que cette spécificité satisfaite et respectée semble même être l'une des conditions optimales de son bien-être et épanouissement...

Ce constat étant toléré si ce n'est accepté (... et puis c'est tout!) par les deux parties...reste à tenter de comprendre le pourquoi du comment de cette différence et particularité...

Comme chacun d'entre nous le sait (?) la seule caractéristique d'importance que notre chat préfèré ne partage point avec les autres races de chats domestiques est la suivante (et ce n'est pas Jean Mill qui me contredira...) :

Il est le fruit d'une hybridation, c'est-à-dire celui d'une savoureuse et hasardeuse rencontre entre deux espèces (et non races...) et leurs gènes respectifs.

Ayant écarté d'emblée ceux que notre Bengal possède en commun avec les autres minets, la poursuite de notre raisonnement nous conduit donc à cette évidence (?!):

Ce qui est à l'origine de la différence comportementale du Bengal vis à vis de ses commensaux ne peut qu'être la conséquence de l'apport de son autre pourvoyeur génétique : le Prionailurus bengalensis...

Nous allons donc tenter de voir ensemble si cette hypothèse "tient la route" dans la Jungle, notre ami Kipling ayant omis, par inadvertance sans doute, de nous éclairer notre "lanterne bengalie" à ce sujet dans son célèbre "Jungle's Book".

Nous prendrons donc tout d'abord un certain recul en élargissant notre débat à quelques-uns des autres membres de la riche famille des Félidés... Puis nous reviendrons à nos moutons ou plus précisément à notre "loup dans la bergerie" c'est-à-dire à notre ami précieux (quoiqu'en disent certains cas précoces d'Altzeimer...), j'ai nommé : Prionailurus bengalensis...

Les félins, dans leur ensemble et à l'exception du Lion (Panthera leo), sont généralement appréhendés comme anti-sociaux par excellence...ce qui ne veut pas dire asociaux, loin s'en faut, ainsi que nous allons tenter de le démontrer.

En effet, sur le terrain, de nombreux naturalistes ont pu relever des entorses à cette généralité supposée dans le cadre intra-spécifique, le seul qui nous intéresse ici.

Ainsi, les chasses communautaires de fratries sub-adultes de Guépards (Acinonyx jubatus) sont fréquemment rapportées.

Celles, durables ou temporaires, de couples de Jaguars (Panthera onca), d'Ocelots (Leopardus pardalis) ou de Panthères/Leopards (Panthera pardus), avec communication vocale interactive, sont également répertoriées dans la littérature éthologique féline.

Même le Tigre (Panthera tigris) peut faire montre d'une certaine souplesse et tolérance inattendues vis à vis de ses semblables, voire de sa progéniture insoupçonnée (?) pour les mâles...le territoire de ces derniers recouvrant souvent celui de deux ou trois, voire quatre femelles (ce qui semble être une "institution" chez la gente féline, variable cependant en fonction des milieux naturels et de l'abondance des proies inféodées à ces biotopes).

Cette promiscuité favorise si ce n'est le rapprochement volontaire, du moins les rencontres de type fortuite, bien qu'une véritable panoplie de "balisage" territorial soit déployée en permanence afin d'éviter les confrontations inutiles.

De plus, si l'on a parfois rapporté chez cette même espèce quelques cas "d'infanticides" perpétrés par des mâles par trop pressants (voire pressés !) à dessein de précipiter la disponibilité des femelles...cette même technique expéditive est également usitée par les Lions mâles, espèce pourtant réputée la plus "sociale" parmi les félins !

A l'inverse, de nombreuses observations de Tigres mâles visitant, tolérant voire jouant affectivement avec leur descendance "présumée" ont été signalées.

Les avantages et inconvénients sélectifs de ces conduites diamétralement opposées pour l'évolution de l'espèce n'ont du reste pas encore été déterminés.

A l'encontre des grands félins, le Prionailurus bengalensis, quant à lui discret à la fois de taille et de comportement, est très rarement observé et encore moins étudié dans son milieu naturel.

Concernant notre sujet d'interrogation, seul un certain Lord Medway (naturaliste...britannique) fit, par le passé, mention d'une observation "in situ" de ce qui pourrait s'apparenter à un clan familial, formé d'un couple parental et de deux juvéniles partageant ensemble leurs occupations du moment: ablutions matinales "amphibies", jeux et farniente attendrissant!

Les observations en captivité des quelques rares détenteurs de petite communauté de Prionailurus bengalensis et notre témoignage personnel nous paraîssent non seulement accréditer cette thèse (en lui enlevant de surcroît son caractère d'exception) mais plutôt même la conforter.

Et l'opportunité de notre naturaliste anglais, pour isolée qu'elle soit (du fait même de la rareté de celles-ci sur le terrain), tend à prouver que nous ne sommes pas les rapporteurs et témoins d'une dérive comportementale de type "juvénile" engendrée par la captivité, mais de l'expression naturelle d'un mode de vie tendant à la communauté, lorsque les conditions optimales d'abondance et de sérènité sont réunies, comme d'ailleurs elles devraient l'être de concert chez nous tous...pour nos Bengals.

* Hormis les mâles entiers ayant déjà goûté "à la délicieuse sensation accompagnant la dispersion de leurs gènes" (ayant déjà sailli quoi !!!)...lesquels, en présence de femelles ou de leurs phéromones, ne se supportent guère dans le cadre d'un espace domestique...sauf exception, laquelle ne ferait alors que confirmer la règle générale en vigueur dans le genre félin.

Conclusion : y'en a pas, c'est...vous qui voyez!

Jean-Louis Compère. (Chatterie Sundarbans).


 

 

 

 

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